Norbert Le Guénédal
et Yan Leuvrey, fondateurs de l'agence Bronx
Nous avons créé notre agence il y a 15 ans.
A l'époque, Bronx travaillait à 100% pour la
musique : photos d'artistes et pochettes de disques, affiches,
magazines musicaux. Tout doucement l'agence s'est développée
dans d'autres domaines mais la musique reste un secteur de
prédilection.
La musique en ligne, c'est génial. Les artistes auront
toujours besoin d'image. D'agence graphique qui faisait des
pochettes de disques, Bronx couvre aujourd'hui l'ensemble
des métiers de la communication pluri-media : web,
TV, print, et offre tous les services pour le développement
de la musique.
Par contre, si la musique devenait gratuite, qui investirait
dans l'image ? Il y a là une logique économique
imparable. Que l'on soit une société qui emploie
20 personnes, comme Bronx, ou un indépendant qui fait
des pochettes artisanalement, il faut de l'argent pour travailler
et pour rémunérer les graphistes, photographes,
etc.
Déjà, depuis un an, dans l'industrie musicale,
on assiste à une baisse des budgets dans tous les domaines
de l'image : photo, clip, web. C'est évidemment la
conséquence de la copie sur CD-R et du p2p.
Et puis c'est surtout une question d'éthique. Comment
la musique pourrait-elle être gratuite ?
Il faut bien rémunérer les créateurs,
non ? |